Ce qui nous faconne ne nous aide pas toujours.
On nous apprend souvent, parfois trop tôt, qu’il faut être à la hauteur. Etre sage, performant-e, agréable, fort-e, compétent-e. Il ne faut pas déranger, trop se montrer. Il faut réussir.
Peu à peu l’idée s’installe en nous qu’il faudrait correspondre à une certaine image pour être accepté-e, aimé-e ou reconnu-e. Comme si notre valeur dépendait de notre capacité à être irréprochable.
Mais la perfection est une norme irréaliste qui change selon les regards, les attentes, les milieux et même les époques. Et, surtout, la perfection nous éloigne de notre humanité.
A force de chercher le ‘zéro défaut’, on finit par se juger soi-même durement. On se compare, se critique même ! On cherche à cacher ou faire taire nos zones sensibles derrière des masques pour ‘paraître’ plus fort-e, plus calme, plus capable, plus ‘acceptable’ aux yeux des autres.
Montrer nos impections, un acte de puissance.
Pourtant, ces parts de nous que nous aimons moins ne sont pas des preuves que nous avons moins de valeur. Elles sont des lieux de notre propre histoire, de protection, de vulnérabilité…. et parfois même d’authenticité.
Nous avons tous des zones sensibles, des doutes, des blessures, des réactions, des endroits en nous qui demandent à être compris plutôt que corrigés. S’accepter dans ses imperfections, ce n’est pas renoncer à évoluter. C’est cesser de se battre contre soi-même pour commencer à se rencontrer avec douceur.
Notre valeur personnelle ne se fragmente pas. Elle ne diminue pas parce que nous doutons, parce que nus traversons une période difficile, parce que nous ne correspondons pas tout à faire aux attentes des autres.
Nous n’avons pas de valeur malgré nos imperfections. Nous avons de la valeur avec elles. Il n’y a peut-être rien à réparer ni même à corriger et encore moins à cacher !
Peut-être simplement quelquechose à écouter, comprendre et accueillir.
Au lieu de vous juger, vous pourriez vous demander :
Qu’est-ce que cette part de moi cherche à protéger ?
De quoi a-t-elle besoin aujourd’hui pour la laisser exister pleinement en toute sécurité ?

